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Témoignage Florian

Florian Henry, chef de projet chez ATM Consulting a suivi une formation en équipe avec @orthographeformation pendant quelques mois.

Voici son témoignage. Il nous parle de souvenirs d'enfance, de traumatismes enfouis, de réticences et finalement de plaisir, de déclics et de dépassement de soi !

Un témoignage que je vous livre dans son intégralité et qui m'a beaucoup touchée, merci Florian !

 

Mes débuts avec la langue écrite

Dès le début de ma scolarité, j'ai eu des difficultés avec l’orthographe, la grammaire et l’expression écrite.

À l’oral je n'avais pas de problème, "qu’est-ce qu’il s’exprime bien cet enfant" ! Capacités de mémorisation : OK ; compréhension de causalités complexes : OK ; bref j'étais un enfant normal qui avait des difficultés en "français", mais qui était suffisamment intelligent. C'était donc ma faute, "il n’y met pas du sien".

Presque vrai, sauf que, mes souvenirs des vacances :

– Bescherelle : terminaisons de tous les groupes, à tous les temps, tous les modes. Ma mère dépitée de devoir recommencer toutes les 5 semaines… OK, en 2 semaines de vacances j’avais mon Graal, mais à quel prix et le tout était oublié dès que je retournais à mon activité favorite : l’informatique (l'ordinateur comme mes parents le disaient à ce moment-là).

– Les dictées scolaires : 35 fautes en 40 mots, passer des mercredis après-midi à écrire le même mot plus de 30, 40 lignes. Tout ça pour rien, mon cerveau n’imprime pas.

Un jour, une orthophoniste m’a diagnostiqué dyslexique léger… J’imagine qu’il fallait trouver une explication pour mes parents et mes professeur(e)s face à l’enfant que j’étais ; normalement intelligent, mais toujours nul en écrit. Nous ne sommes pas tous égaux...

Les études et la vie professionnelle

Chemin faisant dans la vie, avec mes études dans le monde de l’informatique, j'ai masqué mes difficultés, ou on m'a pardonné.

Écrire du code ne requiert pas la maîtrise des subtilités de la langue écrite. Jusqu’à mon entrée dans le monde professionnel. Là, catastrophe. 

Premier entretien individuel, après un an d’activité, en 2001, mon responsable me dit :

"J’ai cherché une formation pour adulte en orthographe, j’ai rien trouvé, soit il y a des trucs pour les personnes illettrées ou pour les déficients mentaux, mais rien pour ton profil. Mais fais gaffe, bon sens ! Vraiment, cela te/nous dessert professionnellement."

On est en 2001, le correcteur orthographique de mon outil de travail, me souligne des mots.

J’ai beau relire, faire attention, rien n’y fait. Pas un mail sans de grossières erreurs qui desservent le fond, pourtant crucial dans mon métier, car la forme n’y est pas.

L'entrée en formation imposée

Plusieurs années plus tard, mon nouvel employeur prend les devants et j’ai progressé dans mes obligations rédactionnelles. Envoyer un document d’une centaine pages, ou de simples e-mails, à des clients, truffés de fautes (et c’est peu dire), c’est impensable. 

- "Le fond est très bien, pas de problème. Mais la forme !!!! On/tu y perds en crédibilité."

Quelques opportunités nous passent sous le nez. Sauf que je ne suis pas le seul dans cette entreprise à avoir ce « problème ». Générationnel ? Je n’en sais rien, mais à ce moment-là Muriel est "dans la place", recommandée par des clients qui ont eu recours à son savoir-faire.

Le programme de formation est fortement recommandé, pour ne pas dire imposé. Dès le début, je couine :

– Moi à mon employeur, avec toute la mauvaise foi et la peur traumatique dans ma voix :

"Écoute, tu me demandes de prendre sur mon CPF une formation pour un truc que me poursuit depuis mon enfance et pour lequel je ne peux plus rien faire, c’est fini pour moi, vu mon passif, c’est pas maintenant que ça va changer !"

– Lui : "Si si, tu vas le faire, c’est pas possible que tu traînes cette lacune depuis tout ce temps, t’as un cerveau, on le sait, tu vas pas rester comme ça". (PS : Merci à lui !)

– Moi : "Bon, d’accord", marmonné et de mauvaise grâce.

La rencontre

Première rencontre avec Muriel.

Je ne suis pas du tout à mon aise, tous les traumatismes inutiles de l’enfance remontent, les humiliations de l’éducation nationale, le temps perdu à rabâcher des « trucs » qui ne font pas sens et que je ne retiens pas. Super, on est reparti pour un tour 20 ans après ? J’ai pas envie !

Première session de formation, Muriel arrive avec ses parallélépipèdes de couleurs, écrit une phrase simple au tableau, et nous demande de mettre les parallélépipèdes sur les mots (fonction, nature,…). Puis une autre et encore une autre, avec mes collègues on plaisante, pour "faire genre", on sait que l’on ne sait pas, on sait qu’on sait, mais on est tous dans le même cas : égo versus jugement.

On essaye de trouver les failles, souvenirs scolaires ; mais là Muriel nous explique, gentiment, mots après mots, les concepts que l’on manipule, repositionne des mots sur les concepts. Nous on titille, on cherche les exceptions pour montrer que l’on sait quelque chose ; "c’est pas encore le moment", nous dit Muriel avec le sourire.

Et là, je comprends ce qu’elle me raconte, donc j’imprime. J’ai en face de moi, quelqu’un qui m’écoute et prend le temps de répéter et de me déculpabiliser de mes lacunes. 
À écrire ça aujourd’hui, je vous assure, l'émotion est véritable car les manifestations physiques en sont la gorge serrée et les poils qui se dressent.

Poufff, un « trauma » d’enfance qui saute. 

Moi adulte, je regarde l’enfant traumatisé et je lui dis :

"Viens tu vas voir, ça va être bien
et peut-être même rigolo".

Ça, sans Muriel, ça ne serait jamais arrivé.

Les leçons se suivent. Muriel et le site du projet Voltaire, pour l’entraînement solitaire, sont complémentaires. Sur les questions qui me restent, Muriel est là, avec les réponses adéquates. Les trucs qui ne servent à rien, dans mon cadre professionnel, par exemple, le plus que parfait du subjonctif : "Hé, te traumatise pas, on est plus à l’école, c’est une richesse de la langue, mais tu n’en as pas besoin pour le moment à l’écrit".

Démystificatrice des subtilités de l’écrit du français, une vraie dose d’humour, d’humanité et d’empathie ; voilà ce qui la caractérise.

Elle nous a fourni des méthodes mnémotechniques en pagailles, un "mémo" que j'utilise tous les jours, des exercices pertinents en rapport avec notre activité, et un accompagnement personnalisé, même après la fin de la formation.

Pas de jugement, simplement un apprentissage cohérent, à l’écoute des apprenants et de leurs sensibilités.

Aujourd’hui

Je n’ai plus honte d’écrire.

Je peux écrire sans fautes (ou presque, en tout cas beaucoup moins après relecture) et je comprends les constructions grammaticales et syntaxiques que j’utilisais si facilement à l’oral qu’il m’était impossible de mettre correctement par écrit.

Si j’avais eu la maturité et la chance d’avoir une professeure comme elle, je me serais épargné bien des frustrations et de temps perdu.

En deux mots : Merci Muriel !

Pour tous ceux qui se pensent des causes perdues, les traumatisés de l’école, également les personnes qui cherchent à se perfectionner, n’hésitez plus ; Muriel, pédagogue hors pair et humaine à l’écoute, saura vous faire progresser, voire exceller.

 

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Orthographe Formation sur France Bleu

le 3 mai 2016, à écouter en cliquant ci-dessus...


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